
Association catholique caritative œuvrant dans les domaines de l'éducation, la santé et la foi
Naissance de l'association

La Genèse de l'AOCFM : Un Voyage Humain au Cœur de Madagascar
L'aventure de l'Association d'Obédience Catholique Franco-Malgache (AOCFM) n'est pas née d'une idée abstraite, mais d'une émotion profonde, d'une conviction forgée sur les routes de l'impossible et au contact d'un peuple extraordinaire.
L'Appel du Cœur : Un Départ pour Tavenina
C'est en juin 2025 que notre vicaire, le Père Marc Tongalahy, a émis le souhait que des paroissiens de Saint-Pons (diocèse de Nice) l'accompagnent à Madagascar pour la dédicace de la nouvelle Église de Tavenina, dédiée au Sacré-Cœur – un projet que notre paroisse avait soutenu, tout comme la restauration d'une classe de l'école publique.
Sans hésiter, nous avons répondu à l'appel.
Une fois les billets d’avion pris, nous attendons avec impatience le jour du départ en préparant tout ce que nous pouvons emporter, peluches, matériel scolaire, vêtements… tout don est bon à prendre et les valises sont vite remplies.
En même temps nous organisons la retransmission vidéo de la cérémonie de la dédicace pour la paroisse Saint-Pons.


Des routes chaotiques aux révélations humaines
En octobre 2025, l'aventure commence.
Nous arrivons à Madagascar en débutant notre périple par les sites touristiques du pays (Nosy Be, Nosy Komba), mais où la précarité se ressent déjà.
La réalité de la pauvreté s’est intensifiée à mesure que nous nous enfonçons dans les terres. Les routes sont quasi inexistantes, les bâtiments délabrés, il y a peu ou pas d’accès à l’eau potable et à l’électricité. La population manque de service public.


La route de 113 km entre Befandriana et Tavenina est un véritable périple : 9 heures en 4x4, 7 heures en moto, secoués, contraints de marcher par endroits sur des chemins relevant de l’épreuve de franchissement.
Ce trajet, non répertorié par le GPS, est notre première immersion, notre premier "déclic" face à l'isolement.
Le choc et l'émerveillement : Un peuple résilient
Vendredi 17 octobre, à 22h, il fait nuit noire, nous arrivons enfin à Tavenina. Et là, par dizaine, les habitants sortent dans les rues du village pour nous accueillir, une foule se presse autour de nous, des hommes, des femmes, des enfants de tout âge qui chantent et qui dansent. La fatigue du voyage disparait devant autant d’enthousiasme.


La dédicace de l'église au Sacré-Cœur de Jésus est un grand moment de joie et de ferveur intense, réunissant plus de 1000 personnes venues à pied, en moto ou en charrette, pour certains dès la veille.
Danses et chants rythment cette cérémonie, présidée par Monseigneur Donatien Francis Randriamalala, évêque d’Ambanja. Cela nous rappelle le sens du mot « Célébration » et nous fait redécouvrir le sens profond de la vie catholique auprès de ces chrétiens du bout du monde.
Le lendemain, nous visitons l'Hôpital Saint-Fidèle d’Antsakabary et l'école publique de Tavenina. Nous sommes alors confrontés à une dure réalité :
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Un accès aux soins difficile par manque de moyen malgré le dévouement des infirmières et du personnel de santé qui effectuent un travail extraordinaire. Le premier médecin se trouve à 130 km.
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Des classes surchargées (jusqu'à 100 élèves par professeur) dans des bâtiments en piteux état (portes cassées, toits percés, bancs usés…).



Les prémices de l’association
Nos cœurs se serrent, nos regards se croisent, et sans nous concerter, une même pensée nous anime : Il faut faire quelque chose. Le soir notre décision est prise, dès notre retour en France nous créerons une association pour venir en aide à ce peuple malgache qui manque de tout mais qui fait avec ce qu'il a et toujours dans le partage, la joie et l'espérance.
Le nom : AOCFM, une signature pleine de sens
Sur le chemin du retour nous cherchons un nom pour notre association.
Et pourquoi ne pas utiliser nos initiales ? C, F, O et comme c’est grâce au Père Marc que nous sommes là, nous rajoutons un M.
L’Association d’Obédience Catholique Franco-Malgache est sur le point de naître.
Et le « A » nous direz-vous, à qui fait-il référence ?
Bien évidemment à ANDRIAMANITRA , « DIEU » en malgache.
Océane, Françoise et Christian